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Tendances

Jeunes et fitness en France : l’influence des réseaux sociaux et les risques cachés

« Je fais de l’exercice six jours sur sept » : propulsés par les plateformes en ligne, la tranche des 15-24 ans s’affirme dans les centres de conditionnement physique

Près de 50 % des adhérents des principales chaînes de salles de sport en France sont âgés de moins de 25 ans, commençant à faire de l’exercice dès l’adolescence.

« Je fais de l’exercice six jours sur sept et mon dimanche est réservé au repos. Dès que je sors de l’école, je fonce à la salle. Ma principale préoccupation, c’est de vérifier si j’ai consommé toutes mes protéines aujourd’hui ! » Dans ce centre de conditionnement physique parisien, rempli en début de soirée, Bina affiche une carrure imposante. « Mesurant 1,95 mètre pour 115 kilos. »

Dans ce contexte, à l’instar de nombreux autres jeunes de son âge, il s’entraîne aux côtés de Sami, un camarade, tous deux âgés de 18 ans. Selon les dernières données du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), la musculation est l’un des sports favoris des 15-24 ans. 25 % d’entre eux s’y adonnent, contre 19 % cinq ans auparavant.

Avoir « le physique qui nous fait rêver »

Pour Bina et Sami, c’est « un jour dédié aux pectoraux ». Ils fréquentent les salles de sport depuis un an et ont commencé leur parcours de musculation très tôt. « Nous avions 14-15 ans, rappelle Bina. Mon objectif était toujours d’obtenir la silhouette idéale. »

Les médias sociaux constituent un important levier de motivation. « On tombe sur des plateformes où des influenceurs avec une bonne condition physique nous incitent à aller nous entraîner, à faire la même chose », indique Bina. Sur TikTok, le hashtag #gymtok a accumulé 258 milliards de vues à l’échelle mondiale.

Selon Guillaume Vallet, professeur en sciences économiques à l’Université de Grenoble, la célébration du corps est une pratique ancestrale qui remonte à l’Antiquité. De nos jours, les réseaux sociaux entrent en jeu à cet âge « où la recherche d’identité et de validation sociale est cruciale« , explique-t-il. « Envoyer des signaux positifs pour gagner en acceptation sociale et valoriser son image est donc très important. Les jeunes voient dans leur physique une ressource directement exploitable pour bâtir et montrer leur capital. »

Attention aux dérives potentielles

Jean-Marc Sène, médecin spécialisé en médecine du sport, met en garde contre les abus. Bien que les jeunes adhérents aux salles de sport se concentrent sur le renforcement musculaire, il faut également cultiver d’autres attributs physiques, tels que « les muscles profonds, souvent négligés.

Pas seulement les muscles visibles comme les biceps, les abdominaux, les pectoraux… L’endurance et le bien-être cardio-vasculaire sont aussi des éléments clés de l’entraînement. »

Depuis la pandémie de Covid, les inscriptions des jeunes culturistes dans les salles de sport ont explosé. Les moins de 25 ans représentent près de la moitié des adhérents des chaînes Fitness Park et Basic-Fit en France, qui dominent le secteur, et plus de la moitié des nouvelles inscriptions de l’année chez Fitness Park.

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